Les résultats d’une étude de sol seront plus fins si on les complète à un examen général effectué en complément. Cette étape additionnelle permet d’identifier les spécificités du sol et donc de déterminer les techniques de constructions les mieux adaptées. L’étude de sol permet par exemple de comprendre les caractéristiques et contraintes du sol en sorte d’adapter le système de fondation de votre future maison. Quant à l’examen général de l’environnement, il relève d’une expertise indépendante. Elle est effectuée par un professionnel est évidemment ce qu’il y a de mieux. Néanmoins, le maître d’ouvrage peut réaliser l’examen par lui-même et interpréter aisément les informations collectées, voici comment.

Effectuer une étude de la topographie

Une étude de la topographie est l’ensemble des représentations graphiques et des caractéristiques d’un terrain qui définit sa topographie. La prudence est de mise, en particulier sur les terrains en pente. En effet, un versant est généralement composé de colluvions. La nature hétérogène du sol le rend sensible aux risques de glissement. Le tassement différentiel des terrains en pente est souvent la cause des fissures relevées sur les structures. Dès qu’une pente est observée, il faut donc en aviser les constructeurs et exiger qu’ils adaptent les fondations pour éviter que la construction ne s’effondre. Les cours d’eau jouxtant les terrains représentent des risques supplémentaires à considérer sérieusement.

Réaliser un examen des bâtiments voisins

Une étude globale est à effectuer en premier lieu. L’objectif est de relever les éventuelles fissures sur les constructions existantes. Si plusieurs constructions présentent des désordres structurels, il est fort probable que la nature du sol soit à l’origine de ces dégâts. Si quelques maisons seulement sont concernées, le maître d’ouvrage peut envisager des malfaçons sans pour autant écarter les menaces liées au type de sol. Des bâtiments qui reposent sur vide sanitaire sont ainsi construits pour anticiper les désordres, dans la plupart des cas. Si les constructeurs ont pris la peine de procéder ainsi, il faut sans doute s’en inspirer pour les projets à venir.

Se pencher sur la toponymie

L’étymologie des noms de lieux peut en dire long sur la nature des sols et les menaces environnementale qui pèse sur le voisinage. Les dégâts des eaux sont par exemple susceptible de toucher la rue des Eaux et celle de la Mare. Une rue portant le nom de “Tuilerie” laisse deviner qu’une carrière d’argile y existait avant que le terrain ne soit défini comme constructible. D’autres indications seront à prendre en compte si la toponymie le permet. Cet examen peut donc éviter de nombreux désastres.

Considérer la végétation environnante

L’étude de sol est plus aboutie si le maître d’ouvrage consacre un peu de temps à l’examen de la végétation. Il peut bien sûr confier la tâche à une équipe qui procèdera à une expertise plus poussée. La première chose à faire est de vérifier si les arbres ont atteint leur âge adulte ou non et ce, même dans le cas d’un arbre isolé. Il est en effet indispensable de comprendre que les risques ne se manifestent pas aux premières années de vie d’un arbre mais lorsqu’il atteint sa hauteur maximale. Les racines, pourtant invisibles, se développent sans relâche dans le sol. Au fil du temps, elles peuvent affecter les fondations et ébranler la construction.

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