Le salpêtre, les moisissures et les tâches font partie des signes visibles de l’humidité. Ce n’est donc pas vraiment la détection du phénomène qui est compliqué mais la détermination de ses origines. Les remontées capillaires sont une pathologie du bâtiment qui peut aussi bien toucher les maisons anciennes que les constructions neuves si les fondations de l’ouvrage ne sont pas étanches. Voici 5 explications à ce phénomène courant.

5 causes aux remontées capillaires d'humidité

L’humidité causée par les nappes phréatiques

On entend par « étiage » le niveau le plus bas que la nappe phréatique atteint dans l’année. Le niveau peut augmenter suite à la succession des saisons humides et pluvieuses sur plusieurs années. Ce qui entraîne parfois une recharge naturelle qui excède le niveau moyen. De la même manière, la vidange vers les cours d’eau, les sources et autres exutoires naturels peut être largement supérieure à la moyenne. Il se peut donc que le niveau de la nappe phréatique atteigne celui du sol et automatiquement les fondations de la construction.

L’humidité favorisée par des terrains marécageux

Qui dit marécages dit humidité du fait qu’ils sont généralement recouverts d’une pellicule d’eau peu profonde, souvent recouverte de végétation (roseaux par exemple). Dans la plupart des cas, le plan urbanistique proscrit la construction d’habitations en zone humide. Ce qui n’exclut pas que certains bâtiments se bâtissent pourtant sur des sols marécageux. Ce type de terrain est propice à de nombreux désagréments (moustiques, odeurs désagréables, etc.) et augmente le risque de remontées capillaires.

Le ruissellement d’eaux souterraines qui engendre l’humidité

Deux cas peuvent se produire lorsqu’il pleut : soit l’eau ruisselle en surface, soit elle s’infiltre dans le sol. Si les fondations ne sont pas étanches, les eaux qui s’accumulent en sous-surface peuvent engendrer des remontées capillaires. L’absence d’un système de drainage ou une dégradation de celui-ci ne fait qu’amplifier les dégâts. Ce problème peut également survenir si le logement est bâti au bas d’un terrain en pente. Le phénomène risque d’en engendrer un autre : les fissures.

L’humidité occasionnée par une rupture des canalisations souterraines

L’humidité peut trouver son origine dans un fait accidentel. La rupture des canalisations enterrées, par exemple. Celles-ci subissent continuellement les variations climatiques qui s’étendent sur plusieurs années. Au final, cela peut provoquer un éclatement en cas de gel. Des réparations urgentes s’imposent mais elles doivent être effectuées correctement. Faute de quoi les eaux risquent de se déverser dans les environs immédiats du bâti, favorisant ainsi les remontées capillaires dans les parois murales. Découvrir les solutions pour lutter contre l’humidité

La protection inadéquate des sous-sols, provoquant les remontées capillaires

Les infiltrations en sous-sol prennent différents aspects. On peut noter des traces d’humidité sur les parois murales en périphérie et/ou au niveau de la jonction entre le dallage et le mur, tout comme le sous-sol risque d’être complètement inondé. L’absence d’un drainage périphérique (ou de tout autre dispositif d’étanchéité) ainsi que des erreurs dans la réalisation de l’ouvrage augmentent les risques de remontées capillaires. Les soubassements doivent de ce fait s’adapter parfaitement à l’environnement, en particulier lorsque celui-ci est humide.

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